Cancer incidence in France over the 1980–2012 period: Hematological malignancies

Résumé : Position du problème : La classification des hémopathies malignes a considérablement évolué ces dernières années. Pour la première fois en France, les registres publient l’incidence et les tendances des principaux sous-types d’hémopathies malignes en population entre 1980 et 2012. Méthodes : L’incidence a été estimée directement à partir de la modélisation de l’incidence de la zone registre. Pour chacune des entités, une « période d’incidence utilisable » a été préalablement définie : cette période correspond aux années pour lesquelles l’ensemble des registres du réseau Francim a recueilli de façon homogène l’entité correspondante. En fonction des entités, l’estimation a donc porté sur des périodes de longueur différente. Résultats : En 2012, 35 000 hémopathies malignes ont été diagnostiquées en France (19 400 chez l’homme et 15 600 chez la femme). Les hémopathies lymphoïdes représentaient plus des deux tiers des cas incidents (n=25 136). Le sex-ratio (H/F) variait de 1,1 pour le lymphome de Hodgkin classique, à 4,0 pour le lymphome du manteau. L’âge médian au diagnostic s’échelonnait de 62 à 81ans pour les principales hémopathies. Considérant les deux sexes, les cinq plus fréquents sous-types d’hémopathie maligne en 2012 étaient : le myélome/plasmocytome (4900 cas incidents), la leucémie lymphoïde chronique (4500 cas), le lymphome diffus à grandes cellules B et les syndromes myélodysplasiques (4100 cas), et les leucémies aiguës myéloïdes (2800 cas). Les taux standardisés d’incidence (population Monde) variaient selon le type d’hémopathie maligne considéré et le sexe : l’incidence a augmenté dans les deux sexes pour le lymphome folliculaire et les myélomes, le lymphome de Hodgkin classique est resté relativement stable chez l’homme entre 1980 et 2012 alors qu’il a augmenté dans les deux sexes durant la période la plus récente. À l’inverse, l’incidence a diminué entre 2003 et 2012 uniquement pour les syndromes myéloprolifératifs (hors leucémie myéloïde chronique). Conclusion : Les fortes disparités d’incidence par sous-type histologique suggèrent un certain degré d’hétérogénéité étiologique entre les différentes hémopathies malignes et justifient la poursuite d’études étiologiques par sous-type, en particulier au sein de collaborations internationales. L’estimation de l’incidence et des tendances reste nécessaire pour la planification des soins et l’évaluation de la charge globale des hémopathies malignes.
Type de document :
Article dans une revue
Epidemiology and Public Health / Revue d'Epidémiologie et de Santé Publique, Elsevier Masson, 2016, 64 (2), pp.103 - 112. 〈http://www.em-consulte.com/article/1045076/alertePM〉. 〈10.1016/j.respe.2015.12.017〉
Liste complète des métadonnées

https://hal-univ-bourgogne.archives-ouvertes.fr/hal-01511580
Contributeur : Cep - Université de Bourgogne <>
Soumis le : vendredi 21 avril 2017 - 11:36:36
Dernière modification le : mardi 16 janvier 2018 - 16:35:53

Identifiants

Collections

Citation

S. Le Guyader-Peyrou, A. Belot, M. Maynadié, F. Binder-Foucard, L. Remontet, et al.. Cancer incidence in France over the 1980–2012 period: Hematological malignancies. Epidemiology and Public Health / Revue d'Epidémiologie et de Santé Publique, Elsevier Masson, 2016, 64 (2), pp.103 - 112. 〈http://www.em-consulte.com/article/1045076/alertePM〉. 〈10.1016/j.respe.2015.12.017〉. 〈hal-01511580〉

Partager

Métriques

Consultations de la notice

176