The challenges of identifying partially digested human teeth : first description of Neandertal remains from the Mousterian site of Marillac (Marillac-le-Franc, Charente, France) and implications for palaeoanthropological research

Résumé : Les fouilles du gisement de Marillac (Marillac-le-Franc, Charente)1 ont autorisé l’identification d’un certain nombre de facies sédimentaires qui, pour la moitié inférieure de la stratigraphie, livrent une faune abondante rapportée au MIS 4/3. Du matériel lithique, bien plus rare, traduisant un techno-complexe moustérien de type Quina ainsi que de nombreux vestiges néandertaliens, correspondant à un NMI de sept individus, ont été mis au jour. L’étude de l’évolution géomorphologique du locus « est » du site et l’étude du matériel lithique, des vestiges de faune de la moitié basale de la litho-stratigraphie plaident pour des activités de récupération par les Néandertaliens de toutes les ressources exploitables sur les cadavres ou les portions de cadavres de rennes. Ils s’y livrèrent par intermittence et de façon répétée. La fréquentation du gisement par des grands carnivores, qui ont ainsi pu charogner les restes abandonnés par les hommes, a été très sporadique. Le réexamen des anciennes collections fauniques - précédemment étudiées par un paléontologue non familier avec les faunes du Pléistocène - a permis d’identifier deux dents (des incisives permanentes supérieures). Elles étaient considérées comme des incisives déciduales de bovidé ou de cervidé et sont en fait des incisives permanentes néandertaliennes. Ce qui avait rendu leur identification taxinomique difficile était leur morphologie générale aussi bien au niveau de la couronne que de la racine. Cet article discute les causes potentielles qui pourraient expliquer ces modifications morphologiques de ces deux dents permanentes et en particulier celle de leur digestion partielle suite à leur ingestion par des carnivores. Cette cause est la plus parcimonieuse puisque ces deux incisives présentent des atteintes qui ne peuvent être que la conséquence de l’effet des attaques enzymatique et acide de l’estomac des carnivores. Nous décrivons donc pour la première fois ces dommages et ces modifications morphologiques sur des dents humaines. Enfin, cette contribution fournit aussi des clefs d’identification macroscopiques, simples et n’utilisant pas de techniques microscopiques, de micro CT-scans, qui permettent d’identifier rapidement ces modifications taphonomiques particulières sur des dents humaines. Ces clefs peuvent aider à trouver, comme nous avons pu le faire avec une revue bibliographique, au sein de collections de vestiges fauniques, de nouveaux fossiles humains du Plio-Pléistocène.
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Paléo, Revue d'Archéologie Préhistorique, Société des amis du Musée national de préhistoire et de la recherche archéologique — SAMRA, 2017, 28, pp.201-212. 〈http://journals.openedition.org/paleo/3448〉
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Contributeur : Sandrine Costamagno <>
Soumis le : mardi 9 octobre 2018 - 16:59:28
Dernière modification le : mercredi 10 octobre 2018 - 01:23:44

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2017 Maureille et al Paléo.p...
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Bruno Maureille, Sandrine Costamagno, Cédric Beauval, Alan Mann, Maria Dolores Garralda, et al.. The challenges of identifying partially digested human teeth : first description of Neandertal remains from the Mousterian site of Marillac (Marillac-le-Franc, Charente, France) and implications for palaeoanthropological research. Paléo, Revue d'Archéologie Préhistorique, Société des amis du Musée national de préhistoire et de la recherche archéologique — SAMRA, 2017, 28, pp.201-212. 〈http://journals.openedition.org/paleo/3448〉. 〈hal-01891560〉

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