La nuit de la langue Intimité poétique de Fabio Morábito - Archive ouverte HAL Accéder directement au contenu
Article Dans Une Revue Miranda : Revue pluridisciplinaire sur le monde anglophone. Multidisciplinary peer-reviewed journal on the English-speaking world Année : 2020

La nuit de la langue Intimité poétique de Fabio Morábito

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Résumé

In the night's stay, where pulsate the origins (Alexandria, Milan, Mexico), Italo-Mexican poet Fabio Morábito (Alexandria, 1955) works to turn the language towards poetic inflammation. Since the very first collection, writing intimately binds to the night, where it is lodged, built and thought of in an inbetweenness, writing on the borders of the first idiom - the family and nomadic Italian - and of the adopted Spanish as the palimpsest of the intimate breath. So the lyrical gesture always seems to question, in the momentum of the verses, the part of the advance and that of the reversal of a voice constantly reconquered to strangeness. We intend here to examine the desire of night of a poet both "watchman" on the edge and arouser of the nocturnal sensibility, awakener of the backlight language of the poem and nocturnal voyeur, poet wanderer, stealthy stealer of words and images or iconic vampire. He will be also a "shaper", transforming the night of the language -the nocturnality of the Italian left behind- into deep breathing, into secret and disturbing rhythm of poems captured through dark.
Dans le séjour de la nuit où palpitent les origines (Alexandrie, Milan, Mexico), opère chez l’auteur italo-mexicain Fabio Morábito (Alexandrie, 1955) une mise en marche de la langue vers l’inflammation poétique. Depuis le tout premier recueil, l’écriture se lie intimement à la nuit où elle se loge, se construit et se pense dans l’entre-deux langues, écriture aux confins du premier idiome - l’italien familial et nomade -, et d’un espagnol malgré lui palimpseste du souffle intime. Aussi, le geste lyrique semble interroger toujours, dans l’élan des vers, la part de l’avancée et celle du retournement d’une voix sans cesse reconquise à l’étrangeté. On interrogera ici le désir de nuit d’un poète veilleur aux confins, à la fois veilleur et éveilleur de la sensibilité nocturne, éveilleur de la langue en contre-jour du poème et voyeur d’avant le jour, poète vagabond, voleur furtif de mots et d’images ou vampire iconique. Il sera aussi un « effaçonneur », faisant de la nuit de la langue - la nocturnité de l’italien laissé derrière-, la respiration profonde, la rythmique secrète et perturbante de poèmes d’outre-nuit.
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Citer

Nathalie Galland. La nuit de la langue Intimité poétique de Fabio Morábito. Miranda : Revue pluridisciplinaire sur le monde anglophone. Multidisciplinary peer-reviewed journal on the English-speaking world , 2020, Staging American Nights = Représentations de l’intime et mises en scène de la nuit aux Amériques, 20. ⟨hal-02440343⟩

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