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Quelle légitimité pour les acteurs du dialogue social ?

Résumé : Depuis le début des années 2000, au vu des évolutions, notamment juridiques, mais aussi des transformations du syndicalisme, peut-on parler, dans le cas français, de l’avènement d’un modèle de dialogue social ? Une telle analyse peut, d’emblée, paraître excessive, d’autant plus que la France a longtemps été moquée pour l’absence de culture de la négociation qui caractériserait ses partenaires sociaux. Ceux-ci lui préféreraient systématiquement le rapport de force et, de fait, l’actualité sociale française est polarisée par des conflits récurrents. Cependant des évolutions plus souterraines, en l’occurrence moins médiatisées car plus lentes ou de nature plus culturelle, ne sont pas à exclure. La CFDT, en particulier, mais aussi d’autres organisations qui ne font pas de la « radicalisation » leur profession de foi, n’auraient-elles pas réussi à imposer ce nouveau « modèle » ? Et le fait que la CFDT se soit imposée, d’abord pour la période 2013-2016 dans le secteur privé, puis depuis 2018 pour l’ensemble du salariat – secteur privé et fonction publique – comme le premier syndicat représentatif, ne traduit-il pas ce changement, mettant un terme au leadership historique de la CGT ? Enfin, la dernière période, marquée par la crise sanitaire, invite également à consolider un nouveau modèle de relations professionnelles et, donc, à de nouveaux défis. Depuis une vingtaine d’années, tout un train de réformes du droit du travail sont intervenues tendant effectivement à favoriser un tel « nouveau modèle ». Largement co-construit avec les acteurs syndicaux – comme la réforme des règles de représentativité syndicale en 2008 – ou rejeté majoritairement par ceux ci – comme la profonde réforme du code du travail dite loi El Khomri en 2016 – l’appréhension de ce dernier, pour ne pas parler de son évaluation, reste difficile et très largement discuté. Sans doute peut-on parler de « grand chambardement », partiellement négocié, partiellement imposé et, donc, parfois souhaité, d’autres fois rejeté, avec un premier bilan fort contrasté. Ce chapitre cherche à interroger ce « chambardement » et, plus précisément, dans ce contexte, à revenir sur les questions récurrentes du rôle et de la légitimité de l’acteur syndical.
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Chapitre d'ouvrage
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https://hal-univ-bourgogne.archives-ouvertes.fr/hal-03451725
Contributeur : Dominique Andolfatto Connectez-vous pour contacter le contributeur
Soumis le : vendredi 26 novembre 2021 - 15:52:22
Dernière modification le : mercredi 12 janvier 2022 - 09:26:14

Identifiants

  • HAL Id : hal-03451725, version 1

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Citation

Dominique Andolfatto. Quelle légitimité pour les acteurs du dialogue social ?. Frédéric Géa, Anne Stévenot (dir.). Le dialogue social. L’avènement d’un modèle ?, Bruylant, pp.289-301, 2021, Paradigme, 978-2-39013-343-8. ⟨hal-03451725⟩

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