La fin du syndicalisme vivant - Archive ouverte HAL Accéder directement au contenu
Autre Publication Scientifique The Conversation Année : 2018

La fin du syndicalisme vivant

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Résumé

« Le syndicalisme est mortel », affirmait Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, en 2017. Les échecs récurrents des manifestations interprofessionnelles et, récemment, l’absence d’empathie des syndicats pour les « gilets jaunes », qui placent pourtant le pouvoir d’achat des plus modestes au centre de leurs préoccupations, traduiraient-ils l’épuisement des premiers ? C'est à cette question que cherche à répondre cet article en revenant sur l'évolution du taux de syndicalisation, soit la densité de syndiqués dans la population active salariée. Cela conduit à une critique du nouveau taux de syndicalisation calculé en France par le ministère du Travail avant d'analyser l'affirmation en France d'un modèle syndical "sans adhérents" et de la "professionnalisation" syndicale. Cette évolution acte la disparition d’un syndicalisme vivant – celui des multiples cellules d’adhérents dans les entreprises et les territoires – qui est la cause principale du divorce avec une bonne partie de la population et, chez les jeunes, d’un a-syndicalisme. Dès lors la contestation, l’action collective, les résistances, s’organisent autrement dans la société française.
Fichier non déposé

Dates et versions

hal-03451909 , version 1 (26-11-2021)

Identifiants

  • HAL Id : hal-03451909 , version 1

Citer

Dominique Andolfatto, Dominique Labbé. La fin du syndicalisme vivant. 2018. ⟨hal-03451909⟩
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