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Communication dans un congrès

Syndicalisme français : quel nouveau modèle ?

Résumé : Les événements spectaculaires qui ont secoué la France à partir de novembre 2018 ont révélé encore une fois la relation difficile qu’entretient une proportion importante de Français avec leurs dirigeants. Ce fut une nouvelle illustration d'un paradoxe hexagonal : peu de pays, et peut-être aucun, n’a autant de "représentants" et pourtant beaucoup de Français se sentent mal ou pas représentés. Du point de vue politique, au plan national, il y a trois assemblées, nombreuses et bien dotées (Assemblée nationale, Sénat, Conseil économique, social et environnemental) , et on retrouve des assemblées – également nombreuses - au niveau régional, départemental et communal . De même, au plan social, il y a en France un grand nombre d’organismes censés être dirigés par des représentants des usagers, telles les caisses de la sécurité sociale ou le système d’assurance-chômage. Mais surtout, on trouve de nombreux représentants des salariés, depuis le niveau des établissements jusqu'aux grandes entreprises mais aussi les collectivités territoriales, les hôpitaux, les ministères… Dans le secteur marchand et associatif (soit un peu plus de 19 millions d’emplois en 2018) environ 600 000 salariés (plus de 3 % des salariés) disposent d’au moins un mandat représentatif : élus du personnel ou délégués syndicaux . Dans l’ensemble du pays, quelque 40 000 salariés et fonctionnaires en ont fait leur activité unique . L’émergence de ce groupe social est passée inaperçue. Plus au fond, la France a évolué d’un modèle d’action collective reposant sur les adhérents et les militants à un autre dominé par des professionnels de la représentation dotés de solides ressources institutionnelles mais sans liens solides avec les salariés qu’ils sont censés représenter. En 2008, une loi a pris acte de cette évolution et a affirmé "rénover la démocratie sociale" en fondant la légitimité des syndicats sur leurs résultats électoraux. En dépit de propos publics lénifiants, cette réforme est loin d’avoir produit les effets attendus comme le montrent plusieurs symptômes parmi lesquels : une participation électorale problématique, un taux de syndicalisation en recul et des organisations qui se réduisent de plus en plus à des appareils. Ces caractéristiques pourraient expliquer pourquoi les syndicats ont paru hors du coup lors des événements de l’hiver 2018-2019. La présente communication décrypte ce "nouveau modèle" syndical et ses caractéristiques.
Type de document :
Communication dans un congrès
Liste complète des métadonnées

https://hal-univ-bourgogne.archives-ouvertes.fr/hal-03502459
Contributeur : Dominique Andolfatto Connectez-vous pour contacter le contributeur
Soumis le : samedi 25 décembre 2021 - 15:18:56
Dernière modification le : samedi 25 juin 2022 - 20:06:23
Archivage à long terme le : : samedi 26 mars 2022 - 18:08:05

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AndoLabbéNeuchâtel11sept19.p...
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Identifiants

  • HAL Id : hal-03502459, version 1

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Dominique Andolfatto, Dominique Labbé. Syndicalisme français : quel nouveau modèle ?. Le futur du travail, Société suisse de sociologie, Sep 2019, Neufchâtel, Suisse. ⟨hal-03502459⟩

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