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Des chemins de traverse qui ne mènent pas nulle part : Forêts, de Wajdi Mouawad, ou l’entrelacs de l’histoire et de l’intime, du politique et du psychique

Résumé : « Ma mémoire est une forêt dont on a abattu les arbres ». Le titre de cette pièce de Wadji Mouawad est au pluriel car la forêt est polysémique. Elle est d’abord un espace ardennais au sein duquel se trouve un domaine à l’écart de tout, conçu pour échapper à l'Histoire ainsi qu’à l’histoire de la famille Keller. Mais c’est dans ce lieu utopique que resurgit violemment l’histoire, au point que le zoo qui devait être une arche de Noé devient le lieu même de la traversée de l'intime par l'histoire, la psyché de chaque personnage étant métaphoriquement une forêt, chargée de sa mémoire et de celle de sa généalogie nécessairement marquée par l’histoire cauchemardesque du vingtième siècle. Chacune de ces forêts (psychiques et historiques) réagit sur les autres, le spectateur s'y perdant d'abord et retrouvant à la fin le fil qui permet à sa psyché de se réparer afin qu'émerge de cet entrelacs une subjectivité partagée entre personnages et spectateurs, désormais aptes à devenir sujets de leur histoire.
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Contributeur : CPTC Université de Bourgogne Connectez-vous pour contacter le contributeur
Soumis le : vendredi 18 mars 2022 - 11:16:43
Dernière modification le : samedi 19 mars 2022 - 03:28:59

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Pascal Vacher. Des chemins de traverse qui ne mènent pas nulle part : Forêts, de Wajdi Mouawad, ou l’entrelacs de l’histoire et de l’intime, du politique et du psychique. Voix Plurielles, Association des professeur-e-s de français des universités et collèges canadiens, 2019, 16 (2), pp.106-116. ⟨10.26522/vp.v16i2.2312⟩. ⟨hal-03613086⟩

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